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  • P'tit Bob
  • Une vie sucrée-salée pour chasser l'amer.
 Un pont entre la France et la Tunisie, pour chasser la mer.
 La recette d'un plat saupoudré d'amour.
 Merci la Vie.
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L'association de Véronique Jannot

pour les enfants tibétains en exil 

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 05:42
SL384359_GF.jpgSL384367_GF.jpgEmma est jeune. Elle vit seule avec Richie. Richie, c’est son enfant. Il a deux ans. La vie n’est pas facile pour eux.
Un jour, dans le métro, les portes d’un wagon se referment. Emma est restée sur le quai. Richie, lui, est a l’intérieur du wagon qui s’en va .
La vie d’Emma bascule à cet instant.
SL384366_GF.jpgDans le métro, une femme lui fait comprendre qu’elle l’attendra avec son fils à la prochaine station. SL384368_GF.jpgEmma y court et retrouve Ritchie sur les genoux de cette inconnue.
Mais le temps d’un instant, cette femme disparaît avec Ritchie. Qui est-elle ? Où est-elle ? Pourquoi avoir enlevé cet enfant ?
Enlevé ? Vraiment ?
Emma alerte la police. Une enquête est ouverte. Trop de questions font que la police semble ne pas croire à cette histoire d’enlèvement.
Emma veut retrouver son enfant. Seule contre tous, elle mène son enquête. Mais Ritchie est-il vraiment son fils ?SL384372_GF.jpg
Abbie Taylor nous fait entrer dans la vie de cette femme dépassée par la vie. Nous ressentons les sentiments, les tourments, les angoisses, les craintes, les douleurs d’Emma comme s’ils étaient nôtres. 
Nous voulons aussi savoir où se trouve Ritchie, savoir qui est cette inconnue du métro et si Emma ne fabule pas.
J’ai aimé ce premier roman d’Abbie Taylor. Il se lit aisément ce qui nous permet de vivre cette histoire et de se laisser porter par la vie et les espoirs et désespoirs d’Emma comme dans ceux d’un de nos proches.
440 pages que j’ai dévorées avec l'impression qu'à chacune d’elle Ritchie va nous attendre à la prochaine.       
978271444515540744380 p
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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 16:39

Nous avions été voir le film ensemble. Nous en étions ressortis émus. Moi, un peu révolté. Le film, c’était "Welcome" avec Vincent Lindon et l’excellent jeune Firat Ayverdi.

Quelques jours plus tard, elle m’a offert ce livre. J’ai mis du temps à l’ouvrir. Comme je le dis toujours, il y des instant pour lire certains livres. Je viens de le terminer. Ce livre, c’est "A l’abri de rien" d’Olivier Adam.

Elle, c’est mon amie, ma sœur, ma cousine. Ma Vévé.

adam-alabriderien.jpegSur la première page, elle m’a écrit ces mots : "A travers ce livre, je tiens à te faire découvrir cet auteur merveilleusement touchant. J’espère que cette histoire te plaira, elle relate un fait de société qui touche forcément le cœur de veux qui en ont un ! Imagine un instant que "Welcome" soit un mot universellement utilisé et que chacun respecte cet accueil… Ceci n’est qu’utopie mais ça fait du bien d’espérer et d’y croire. En attendant, je t’embrasse en te souhaitant une bonne lecture. Ta Vévé préférée."

C’était en août 2009. Près de deux années ont passées et à mon tour, ma Vévé, je t’écris quelques mots sur ce livre, cette tranche de vie tracée sur un peu plus de deux cent pages. Je commencerai juste par "Merci". Merci de m’avoir fait pénétrer dans la vie de Marie.

Marie, dont la sœur est décédée et qui est hantée par ce drame. Marie perdue et qui se perd encore. Marie qui se raccroche aux autres. A ces hommes, ces femmes, ces enfants qui sont réfugiés. Qui sont sans papiers. Qui ne sont plus grand choses. Qui ne vivent que par l’espoir d’une vie meilleure. D’une vie tout simplement. D’un espoir. D’un souffle. D’un rien qu’il n’ont même pas d’où ils viennent. Marie entre dans le tourbillon de cette aide clandestine. A se cacher pour une cuillère de soupe chaude offerte. A vider ses armoires pour quelques épaisseurs de chaleur pour envelopper ces âmes refroidies. A se heurter à l’incompréhension et la froideur des égoïstes, des rumeurs, des ragots qui blessent. Pas elle. Mais son entourage proches. Elle, elle est dans son monde. Anesthésiée par la douleur de sa vie contre la douleur de la vie des autres.

Oui, elle se raccroche à tout cela comme un ultime sens à sa vie. Comme une bouée inespérée. Mais la bouée éclate. Trop gonflée ? Pas assez ?

Elle éclate au nez de son mari et des enfants. Si petits encore. Trop petits pour comprendre. Dans ses délires et ses névroses, elle les oublie. Mais ils existent. Et souffrent avec elle. Malgré elle.

Alors oui, ma Vévé, ce livre n’est pas gai. Mais quel bon moment ai-je passé au fil de ces pages que je tournais presque en les secouant comme pour secouer Marie. Secouer Isabelle. Secouer Jallal. Secouer Bechir. Pour qu’ils prennent une autre direction. Pour que le malheur tombe d’entre les lettres imprimées. Et que l’histoire change. Pour que, oui, comme tu le dis, le mot "Welcome" résonne comme un hymne universel afin que tout être humain ait une vie digne de ce nom. Où qu’il se trouve. Oui, où qu’il se trouve !

Mais, tu me connais, ma Vévé, moi, je ne parlerai pas d’utopie. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai toujours cette lumière en moi qui me dit que c’est possible. Que cela s’exaucera un jour.

Quand on aura compris que l’être humain vaut mieux qu’un billet de banque.

SL382073_GF.jpg

Encore un grand merci, ma Vévé. Olivier Adam a donné vie à Marie et à son existence le temps d’un roman. Grâce à toi, Marie est entrée dans ma vie et je sais que je me demanderais ce qu’elle est devenue. Si elle va mieux. J’aurais même envie de lui écrire quelques mots de soutien. Quelque encouragement.

C’est dire comme j’ai aimé ce livre. Comme j’ai aimé Marie.

Merci.

9771306488739.jpeg

Photo de l'auteur : Olivier Adam.

 

Je tiens à préciser que si le sujet du film "Welcome" croise celui de ce roman, le livre n’est pas l’histoire du film.

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 19:33

On ouvre le livre et on est en 1957.

Elle, c’est Saffie. Elle est Allemande. Les souvenirs de la dernière guerre l’empêche d’avancer dans la vie. Dans sa vie. Les démons sont toujours là. L’histoire et les actes de ses parents sont aussi un des boulets qui l’empêche d’avancer. De voir. De sentir. De sourire. De parler.

Lui, c’est Raphaël. Il est Français. Musicien de renom, il part donner des concerts aux quatre coins du monde. La vie lui sourit. Comme on dit : il est bien né. Mais pendant la guerre, les Allemands leur ont pris leur bien. Et son père. Le temps ne fait rien à l’affaire et sa mère cultive encore une rancœur et une haine envers les Allemands. C’est trop frais encore. Trop dur.

L’autre, c’est Andràs. Il est Hongrois. Et juif. Il a, lui aussi, un passé qui s’accroche à sa vie. Des douleurs. Des colères. Des révoltes. Des souvenirs de la guerre (encore elle). Il a un métier : il répare les instruments de musiques.

Dès son premier regard, Raphael tombe amoureux de Saffie. Il ne sait rien d’elle. Hermétique, elle ne dit rien. Connaît-elle le sentiment d’amour ? Ils se marient. La mère de Raphaël refuse ce mariage. Comment son fils peut-il s’unir avec une Allemande après ce qu’ "ils" leur ont fait ?

Naîtra Emil. Leur enfant. Le seul. Leur petit garçon.

C’est alors que Saffie rencontre Andràs. Ils s’aiment. Fort. Elle, l’Allemande et lui, le juif. Leurs douleurs, leur passé les opposent. Paradoxalement, c’est ce qui les rassemble aussi. Eux, les amants.

Et Raphaël se réjouit de voir que sa femme, enfin, sourit, chante et est heureuse.

Mais la vie n’est pas si simple.

Emil, le petit, est au milieu de ces deux histoires, de ces deux vies. Dès sa naissance, on lui apprend le mensonge. Il a deux vies.

Jusqu'à ce que...

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Nancy Huston nous raconte cette histoire de façon émouvante, prenante et en toute simplicité. Son style agréable et limpide nous fait entrer dans ce roman comme une respiration. Nous sommes directement interpellés, pris pour témoins. Parce que nous sommes dans le roman, nous aussi.

Il y a aussi un autre personnage important tout au long de cette histoire : la guerre d’Algérie que l’on vit dans son quotidien avec tout ce que cela entend. On est directement plongés dans l’Histoire avec un grand H. Histoire qui joue un rôle dans le comportement des personnages, qui les ramène à leur passé et ravive les douleurs, les angoisses et les rancœurs. Parce que rien ne finit jamais et qu’une nouvelle guerre est le prolongement de la dernière. Dans ses horreurs. Dans ce qu’elles ont d’humain aussi.

J’ai aimé ce livre. J’ai aimé cette écriture. Je l’ai lu comme on lit une lettre ancienne et oubliée écrite par un parent, un ami de cette époque, comme un secret révélé malgré lui, et que l’on retrouve au fond d’une malle, jaunie de l’empreinte d’un ange.

De l’empreinte de l’ange

60559238

"L'empreinte de l'ange" - Roman - de Nancy Huston

Editions "Babel" et en poche aux éditions "J'ai lu"

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 06:09

Qu’est devenue aujourd’hui la petite Jbara ?

J’aimerais avoir de ses nouvelles, savoir ce qu’elle est devenue.

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C’est la magie des bons romans, de ces histoires touchantes qui nous fait aimer ses personnages. Jusqu’à penser à eux bien après avoir fermé la dernière page du livre. Oui, j’aimerai savoir ce qu’est devenue Jbara, cette petite fille pauvre, révoltée qui vit entourée de sa famille. Entourée seulement car incomprise. A tel point qu’elle se fera rejeter et exclure parce qu’elle a aimé. Enfanté.

D’accord, elle se prostitue en cachette juste pour le goût d’un yaourt. Le fameux Raïbi Jamila qui est le seul plaisir de l'existence de petite bergère perdue dans la montagne d’un pays du Maghreb. Ses moutons seront son seul vrai manque, son regret. Comme un amour laissé malgré soi, comme la seule image de l’ombre d’un bonheur d’une enfance qui n’en était pas vraiment une.

Dans la grande ville, elle continue de se prostituer. Comment faire autrement lorsque l’on n’a que son corps sur soi ? Mais Jbara n’est pas vraiment seule. D’ailleurs, elle ne l’est jamais. Elle a son confident. Parmi tous ceux qui tournent et passent dans son existence, Lui est toujours là. Du moins lorsqu’elle le désire.

Lui, c’est Dieu.

Et là-bas, Dieu c’est Allah.

Alors elle lui parle comme on n’oserait pas le faire. Avec des mots crus, des mots de sexes, des mots de révoltes. Ses mots à elle, sans chichis, sans faux semblant. Sans fausses prières. Elle sait qu’Il est là, elle Le sent, car elle est honnête avec Lui. Directe et sans détours face à toutes les malhonnêtetés et profits que font certains en Son nom et qui l’insupporte, elle la petite. Et à travers ses confidences à Allah, elle entre dans nos cœurs. Par la grande porte. Parce que derrière son parcours, derrière cette tranche de sa vie que Saphia Azzedine nous offre avec talent et délice, Jbara recherche l’amour. L’amour d’elle-même, l’amour des autres, l’amour de la vie. Son chemin. Aidée par son seul vrai et fidèle ami (pour ne pas dire «amour ») : Allah, son confident.

Le premier roman de Saphia Azzedine est un régal. Un voyage dans une vie, dans un pays qui n’ont pas besoin de nom tant l’histoire de Jbara est celle de tant de femmes de nos jours, dans tant de pays. Certes, ce ne sera pas pour un yaourt qu’elles acceptent de donner leur corps, mais pour un confort qui y ressemble pourtant, pour une sécurité, pour une place sociale, pour un rêve. Placé dans un autre contexte, dans d’autres lieux, d’autres cultures, on n’appelle pas ça « prostitution », et pourtant quand on y pense…

Dieu ne juge pas. Il n’a pas jugé Jbara. Ni son combat. Il a vu et ressenti ses blessures, profondes et vives. Il sait, simplement. Moi, Jbara m’a touché, ému, parfois fait rire de tant de franche naïveté, de tant de franchise. Avec ses mots droits et directs qui font d’elle ce qu’elle est et sans lesquels elle n’aurait pu mener le combat de sa vie. . Et tout comme Dieu, tout comme Allah, je l’ai aimée et pense encore à elle.

Soit heureuse, Jbara.

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Merci Saphia pour ce voyage. Je serai présent à votre prochain rendez-vous, c’est certain. J’attends vos mots comme on attend un billet d’avion pour partir on ne sait où, mais en toute confiance.

Juste pour le plaisir.

Inch’Allah.

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