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  • P'tit Bob
  • Une vie sucrée-salée pour chasser l'amer.
 Un pont entre la France et la Tunisie, pour chasser la mer.
 La recette d'un plat saupoudré d'amour.
 Merci la Vie.
  • Une vie sucrée-salée pour chasser l'amer. Un pont entre la France et la Tunisie, pour chasser la mer. La recette d'un plat saupoudré d'amour. Merci la Vie.

"Bienvenue sur Maktoub"

Menzel Jemil, mon blog

SL380075 (2)Cliquez sur l'image pour y accéder

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      Cliquer sur les images ci-dessous

     pour accéder aux sites

 

GRAINES D'AVENIR

L'association de Véronique Jannot

pour les enfants tibétains en exil 

   548318 10150982186278662 299420056 n

   A S M A E  

  Association Soeur Emmanuelle

 
 

Oscar

Cookie

30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 15:10

Un jour, alors que je visitais une contrée tunisienne, un enfant a couru vers moi.

"Prends moi en photo ! Prends moi en photo !".

Il a pris la pose, a déployé son plus beau sourire et a attendu. J'ai pris la photo. Il était fou de joie.

Il m'a dit "tu la gardes bien avec toi, hein, ma photo ? Comme ça, je serais un peu en France avec toi. C'est beau la France. C'est mon rêve."

"Mais tu ne l'as jamais vue, lui ai-je répondu.

"C'est pas grâve, la France c'est la Liberté."

SL380202_GF.jpg

Je n'ai jamais revu cet enfant qui doit être un jeune adulte à présent. Je ne sais plus où j'ai mis cette photo qu'il n'a d'ailleurs jamais vue. Mais ses mots prononcés dans un français maladroit et appliqué résonnent en moi aujourd'hui. Le mot "Liberté" SL380329---Copie_GF.jpgaujourd'hui, me revient avec un écho différent d'alors. Combien d'enfants se sont précipités vers moi pour que je les prenne en photo ? Pensaient-ils la même chose alors que j'appuyais sur l'objectif ? Attendaient-ils secrètement de voir sortir le petit oiseau de la Liberté ?

Le temps est passé. Les temps ont changé. J'aimerais retrouvé cet enfant et lui dire que sa Liberté il l'a ô combien gagnée.Que sa Liberté, il la tient entre ses mains. Le petit oiseau de Liberté imaginé sortant de l'objectif de mon appareil photo a rejoint le vol de l'oiseau du Courage sorti indéniablement de l'objectif d'une vie meilleure.

Et si un jour, un enfant vient vers moi pour une photo souvenir, je me mettrais avec lui devant l'objectif. Ensemble, nous regarderons sortir l'oiseau de la Fierté s'envoler vers le pays dont il peut enfin rêver: le sien.

Que l'envol de ces oiseaux de Vie, de Liberté, d'Espérance et de Grandeur permette enfin à tous les enfants de Tunisie que j'ai photographiés ou non de déployer leurs ailes et d'écrire sur leur cahier d'écoliers des mots libérés avec leur plus belle plume.

Vous êtes des oiseaux de Liberté. Mes oiseaux de Liberté.

DSCN1688---Copie_GF.jpg

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 18:16

Tunisie... Je t'aime.

Tunisien, Tunisienne... je vous aime.

 Mes frères, mes soeurs... je vous aime.

 

Mes enfants...

Mon fils, ma fille, mes petites

Je vous crie mon amour :

JE VOUS AIME.

 

Prenez tous soin de vous.

 

JE SUIS FIER DE VOUS.

DSCN1301_GF.jpg

Aucune image ne sera assez forte pour illustrer ce que je ressens dans ma chair.

Dans mon coeur.

Les plus belles images sont au plus profond de mon être :

c'est le parfum de votre terre, la chaleur de votre ciel

et les sourires que vous m'offrez tout au long de ma vie.

 Moi, qui ne suis pas tunisien.

 Les images que je vois en ce moment sur les écrans me font mal.

Et je pleure.

Mon corps pleure pour vous.

Mais ce mal et mes larmes me révèlent à quel point je vous aime.DSCN1835_GF.jpg

A bientôt, frères et soeurs de Tunisie.

Sur votre nouveau chemin,

un chemin que je vous souhaite long, calme, libre et heureux.

Inch'allah.

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 08:23

         SL380343.JPGDSCN6177.JPGSL380351.JPGSL380009--2-.JPGDSCN5233.JPG
         SL380046SL380046-copie-1.JPGSL380092--2-.JPGSL380093--2-.JPGSL380383.JPG
Plusieurs fois, je vous ai parlé de Menzel Jemil, cette ville où j'aime me ressourcer, tout près de Bizerte dans le nord de la Tunisie...

Aujourd'hui, je vous propose de partir avec moi pour la visiter.

Pas besoin de valises...
Pas besoin de passeport...

Il vous suffit de pousser la porte de mon nouveau blog sur lequel vous trouverez toutes les photos prises au cours de mes différents séjours...

Photos des couleurs de Menzel Jemil, sans fards, et sans prétentions...

Une Menzel Jemil telle que je l'aime : nature et pleine de vie.

                
          Pour entrer, cliquer sur l'image ci-dessous :
SL380075 (2)

                                                               Bonne visite
                                             
             SL380015--2-.JPGSL380050--5-.JPGSL380042--4-.JPGSL380061SL380031.JPG
             SL380041.JPGSL380002--2-.JPGSL380037--4-.JPGSL380095--3-.JPGSL380085--2-.JPG

             
                                         et à bientôt sur Maktoub

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27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 18:53

Décembre 1983...
L'hiver, pour la première fois, m'ouvrait les bras de Menzel Jemil.
J'en garde des souvenirs humains inoubliables.

SL380236 GF

Décembre 2009...
J'avais oublié les couleurs hivernales de la ville, des paysages et des cieux.
26 ans après, je retournais dans l'hiver menzeljemilien.

SL380254_GF.jpg

L'été, saison de mes vacances tunisennes annuelles habituelles,
aidé par la chaleur intense, habille le pays de tons jaunes, ocres, et bruns.
Camaieux dorés pleins de charme
qui s'unissent à l'immensité uniformément bleue des cieux.

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Le mois de décembre avait repris les pinceaux et repeint le tableau.
L'étendue des jaunes s'était transformée en une palette de verts
 des plus vifs au plus tendres.
Et rajouté en touches rafinées, autant de nuages voyageurs.

SL380269 GF

Tandis que le gris argenté des feuilles des oliviers verdoyaient,
le tronc de ces arbres ancestraux et magestueux emmitouffle leurs racines dans un manteau de fourrure végétale d'un vert éclatant,
habillant ainsi leur peau de terre poussièreuse que dénudent habituellemen
 la saison estivale...

SL380262


leur rivaux figuiers quant à eux exposent leurs membres sinueux,
et l'on a froid pour eux...

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les neffliers s'ornent fièrement de leurs bouquets floraux couleurs de neige.

SL380406 GF

Mon havre de paix n'en est que plus beau.
Mais qu'importe les vêtements qu'il revêt, je l'aime toujours comme il est, même si, pour l'occasion, il m'offre mes premières oranges.

SL380401 GF

Oranges qui décorent et colorent la ville,
des jardins privatifs...

SL380595 GF

... jusqu'aux étales du marché du jeudi
(ce souk el khemis dont je vous ai déjà parlé ici et où j'aime flaner)
et qui réfléchissent la lumière du soleil pour nous rappeler, s'il en était besoin,
qu'il est résident permanent du pays, même en hiver.

SL380604 GF

Oranges et autres fruits qui s'unissent en bavardages muets et patients
 aux légumes d'hiver tels que choux fleurs, petits pois, fenouils, choux, artichauds
et autres gourmandises...

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Toujours sous les senteurs diffuses et enivrantes des encens qui se consumment

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et sous des cieux dignes des plus grands tableaux impressionnistes.

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Et au-delà de l'autoroute qui roule plus vite vers l'empire promis au tourisme,
Bizerte la voisine se réchauffe sous les rayons d'un soleil d'hiver.

SL380268 GF-copie-1

Quoi qu'il en soit,
que les champs soient secs et arides l'été ou vivifiants de verts et gorgés d'eau l'hiver...

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Quelle que soit la couleur de ses saisons...

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de ses contrées environnantes et colorées...

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jusque dans son artère principale...

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Menzel Jemil ne cessera jamais de flirter avec la lumière de ses saisons.

SL380229 GF
Pour mieux me plaire.
Eté comme hiver.



- Photos de Menzel Jemil (Tunisie) prises entre le 04 et le 12 décembre 2009 -

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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 15:33

Je vous invite au voyage.

Ceux qui me connaissent, personnellement ou à travers mes blogs, savent déjà où je vais vous emmener. On ne se refait pas ; que voulez-vous ?

Et oui, encore une fois, je vous propose de partir en ma compagnie au pays de la Tunisie.
Nul besoin de valises, de crèmes solaires, d'appareils photos, de passeports ou quoi que ce soit que l'on se doit d'emporter dans nos bagages traditionnels.

Vous n'avez besoin que de votre index et de vos yeux pour cliquer sur le site à bord duquel vous allez embarquer, site qui se nomme "Saisons tunisiennes".

Vous y découvrirez l'histoire de ce pays dont nous avons une part de responsabilité, sa richesse culturelle et économique ainsi que son patrimoine, des reportages photos commentés de façon intelligente et captivante, des aquarelles superbes aussi.

Sans bouger, vous partirez faire des escapades.

Vous découvrirez, entre autre, l'histoire des rues de Tunis...

Vous plongerez dans le Lac aux mirages...

Vous vous émerveillerez au pays des aigles...

Vous vous laisserez envouter par d'autres marabouts ou zaouias...

Vous monterez à bord du T.G.M...

Vous vous étonnerez de voir sur votre passage des buffles, des phoques moines et autres hyènes...

Vous verrez les différences entre l'arbre aux mille reflets et celui qui a la tête dans le feu et les pieds dans l'eau...

Vous ferez également un voyage dans le temps, allant tantôt dans les années lointaines du passé et revenant à aujourd'hui au grè de vos désirs et de votre curiosité...

Je ne vous en dirais pas plus pour vous laisser le plaisir de la découverte et de la surprise que vous apportera sans aucun doute ce site.

Comme j'aime me laisser aller à errer sur la terre tunisienne, j'aime m'y retrouver autrement quelle que soit les saisons... saisons tunisennes bien entendu. J'y ai passé des heures et j'y retourne souvent.

Prenez cinq minutes pour vous préparer un thé à la menthe et mettre un cd de malouf ou de mezoued, installez vous confortablement puis armez vous de votre index et cliquez ici :

                                                         http://www.saisonstunisiennes.com/v2/
 
                                                       SAISONS TUNISIENNES
                          LE MAGAZINE DE LA CULTURE ET DU PATRIMOINE


Il ne vous reste plus qu'à ouvrir vos yeux et à vous laisser porter dans une Tunisie inconnue et surprenante.

Bon voyage.



Toutes les photos de cet article sont extraites du site "Saisons tunisiennes"

Retrouvez régulièrement l'adresse de "Saisons tunisiennes" dans la catégorie "Liens"

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31 mai 2009 7 31 /05 /mai /2009 17:24

Direction : Menzel Jemil...


A plusieurs reprises, je vous ai parlé de cette petite ville tunisienne, située à la pointe nord de l'Afrique, tout près de Bizerte et de son passé historique.


J'aime cette ville. Je m'y sens bien. Elle a une âme facilement accéssible pour celui qui veut la sentir, la ressentir. Il suffit de se promener dans les rues et les impasses étroites de son passé, savoir regarder les fissures sur ses murs anciens, comprendre les différentes couches de peintures qui s'écaillent et de révèlent encore...


Menzel Jemil n'est pas que cela, bien évidemment. C'est aussi une ville qui avance, qui se modernise. Vite. Mais de partout, la modernisation étouffe l'âme propre des villes et les fait devenir uniforme, toutes semblables et leur font perdre de leur indentité propre. Menzel Jemil n'échappe pas à cette règle des temps modernes.



La Menzel Jemil que j'aime vraiment est celle qui raconte une histoire. Son histoire. Et je suis sûr que si ses pierres pouvaient parler, elles en auraient des choses à nous dire, des souvenirs à nous remémorer, des secrets à nous révéler. Mais la pierre est muette, et c'est certaiment, aussi, une chance parfois de ne pas tout savoir..



A nous de savoir, dans ses silences, décripter l'âme de la ville, et de se laisser emporter comme lorsqu'un privilège rare nous serait offert.


C'est dans cette ville de Menzel Jemil là que je vous propose de vous emmener aujourd'hui. Vous n'y verrez pas ses belles villas luxueuses et fleuries, vous n'y verrez pas ses bâtiments modernes ; non, nous marcherons ensemble dans cette ancienne ville qui sait nous parler dans ses silences.


Une Menzel Jeml modeste et humaine. Pleine de vie et de couleurs. Une Menzel Jemil qui m'a adopté et que j'aime, moi, le petit français qui l'ai connue alors qu'elle s'appelait encore "Menzel Djemil" avec un D.


Nous y reviendrons, c'est promis.
Et surtout parce que c'est plus fort que moi.

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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 20:45

Aujourd'hui, c'est jeudi.

Menzel Jemil se réserve son artère principale, l'avenue Habib Bourguiba, pour célébrer l'animation hebdomadaire et attendue :
le marché du jeudi.

Et comme on dit là-bas :
el souk el khemis.


Les étales des marchands de tous genres prennent alors place et s'étendent dans les rues du centre de la ville réservé pour l'occasion aux piétons.


Là, sous vos yeux, c'est un véritable supermaché en plein air.

L'ambiance est unique. La foule se presse à ce rendez-vous qui rythme la vie des habitants, les Jmilis, au son de la musique arabe, américaine, française ou italienne des vendeurs de cd.


Vêtements, chaussures, vaisselles, bijoux de pacotille, gadgets rivalisent de bancs en bancs...




Les fruits et légumes vous font la primeur de leur fraîcheur...



Les rayons hygiène et produits d'entretien...


Les incontournables olives, piments, citrons confits ou les variantes vives
pour un instant de kemia coloré...


Les objets de décoration ou souvenirs pour touristes qui miroitent sous la lumière du soleil...


Des marchands de confiseries, de nougats, de makroutes, de beignets, de biscuits, de bonbon
 et aussi le marchand de pop corn salé ambulant...



Les modestes étoffes qui, sous le soleil, tentent de rivaliser avec les tissus étincellants et chamarés...


Les encens divers et variés... les gris-gris... et autres protections contre les mauvais esprits...


Le bkhour traditionnel, cet encens que l'on brûle sur les braises rougies du
canoun...




Au second plan, le louben, espèce de chewing gum que l'on mâche à longuer de journée,
et au premier plan et ci-dessous, le swak, cette écorce de noyer que les femmes frottent sur leurs dents pour les blanchir et pour assainir leur gencives...



Un sac de louz - amandes -, un deuxième, cette fois mélangées à quelques alwa - bonbons - à 3 dinards 500 millimes le kilo...


Pour terminer cette promenade sur le marché du jeudi à Menzel Jemil,  nous retrouvons une nouvelle fois, le petit marchand de hindis, les fameuses figues de barbarie.

Je ne vous ai proposé là qu'un petit échantillon des richesses culturelles et traditionnelles de ce que vous trouverez si vous allez au
souk el khemis de Menzel Jemil, au nord de laTunisie.

Ca vous a plu ?

Alors rendez-vous jeudi prochain, même heure, même endroit ?

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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 21:21

Raf Raf, cette petite ville au Nord de la Tunisie, a un charme indéniable, une beauté naturelle et sauvage.

J’aime errer sur sa corniche qui, dès le soir bombé, met des habits de lumières multicolores, clignotantes et scintillantes, respire aux rythmes d’une musique qui varie selon le restaurant, le marchand de pop corn, de glaces, de crêpes, de « glibètes », ces graines de tournesols ou de courges grillées et salées, de « gazouz » bien frais, et autres poissonniers, boulangers ou vendeurs de copies de cd ou de dvd internationaux.

 

L’été, quand Raf Raf met l’ambiance le long du rivage, elle devient un petit Saint-Tropez local qui n’a pour vedette que son île qui veille à longueur d’année sur ses admirateurs.

 

Mais Raf Raf n’est pas que cette corniche estivale et touristique. Son vrai trésor est ailleurs.

 

Sa richesse, son trésor est dans ses paysages vrais, dans ses hauteurs alentours qui nous offre une vue imprenable sur la mer, les maisons de la ville et l’horizon à la fois tellement lointain et si proche.

 


Un tableau de verdure végétale aux camaïeux d'ocres et de verts qui n’ont  de concurrence  que ceux bleus et blancs, parfois rosés et orangés selon l’intant, du ciel et de la mer.





Oh ! mes mots sont trop simples et ne décrivent que très maladroitement et de manière trop restrictive et concentrée, la beauté de l’endroit. Et de la façon dont je le ressens vraiment. Je le sais.

 

La meilleure façon de croire, ou plutôt de omprendre ce que j’écris-là, et surtout ce que j’aimerai en dire, est d’aller à Raf-Raf, de vous promener dans ce tableau vivant et de trouver les mots qui me manquent aujourd’hui.



Peut-être qu’alors, comme moi, vous croiserez cette petit fille qui, me voyant prendre ces photographies, se retourne se demandant et cherchant ce qui mérite, ici, chez elle, un tel intérêt.

 

Petite fille qui rêve peut-être du pays d’où je suis et d’où je parle d’elle et de son beau pays.

 


Petite fille qui ne sait pas que l’on rêve, souvent à tort, d’un ailleurs meilleur et qui, une fois partie pour la patrie de ses désirs, ne rêvera plus que de son vrai chez-elle.

 

Elle comprendra alors pourquoi un jour un homme de quelque part  a pris quelques photos de son pays, de sa ville et réalisera qu’effectivement Raf Raf est belle.


Et que, où qu’elle soit, quoi qu’elle devienne, elle gardera dans son cœur une reproduction intime et aimante du pays de son enfance au plus profond de ses racines.

 


Il n’empêche que Raf Raf est belle aussi parce que, comme de part le monde, il y a des petites filles rêveuses qui s’ignorent encore. Un trésor.

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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 13:15

Je n’ai pas posé mon cartable à terre pour te suivre, je n’en avais pas. C’était les vacances et le soleil gardien veillait sur l’école.


Cette école où tu étais élève il y a… il y a tellement longtemps.

Je n’étais pas né.

 

Je n’ai pas fait crissé la craie sur le grand tableau noir, je n’ai pas osé. J’y aurais forcément tracé des mots d’amour.


A l’école, il y a tellement de choses que l’on apprend et que l’on tait aussi.

J’étais heureux.

 




Je n’ai pas couru dans la cour, ni me suis caché derrière les buissons fleuris. Tu m’y aurais inévitablement rejoint.


A l’école, il y a tellement de bêtises à faire et à refaire.


J’étais redevenu enfant.

Je me suis assis à l’un des deux bureaux sortis pour une bouffée d’air dans la cour. Et toi, à l’autre. Tu m’a regardé, fier de me faire entrer dans ta mémoire.

 

Le temps s’est arrêté. Il m'a emmené dans un passé qui était tien.  

J’avais le même âge que toi. Tu étais un enfant.

Nous étions les meilleurs copains du monde.

 

J’ai entendu tes rires, tes craintes, tes pleures, tes silences, tes souffrances… J’ai vu tout ce que tu m’avais raconté sur ta vie d'enfant.

 

Nous étions à l’école.
Et j’aimais apprendre à tes côtés.


Comme j’aime aujourd’hui que tu sois la géographie où je me perds, mes calculs sans retenues, mes sciences surnaturelles, mon Histoire hors des temps…

 

A l’école de la vie, je suis ton élève. Parfois ton professeur. Quel que soit le rôle de l'instant, nous répondons toujours présents.

 

Mais ce jour là, j’étais redevenu le copain que je n’ai jamais pu être dans la cour de ton école.

 
Moi ici, dans un pays.

Toi, dans un là-bas que je ne pouvais encore imaginer.


Nous faisions là l’école buissonnière à l’envers pour sauter le mur, ce mur qui me rapprochait de ton enfance.
Le mur du temps.
Pour le plaisir de chacun.

Au delà des années en trop, des années en moins. Au delà des frontières et des mers.


Je peux dire à présent que nous nous sommes assis sur les mêmes bancs, que nous sommes allés dans  la même école où j’ai aimé faire ma rentrée avec toi. Peu importe la durée de cet instant.

J’attends la prochaine rentrée des classes de cette école de vie qui m’enseignera encore un peu de toi.




Et les photos peuvent bien jaunir, ton passé est mon présent et je resterai toujours cet élève de fortune que j'ai été cet après-midi d'août, cet après-midi de vacances où je me suis enrichi de toi.

Une fois encore.

Dans l'école primaire de Menzel Jemil, Tunisie.

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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 22:00

Il est juste un peu plus que cinq heures du matin.
La ville s'éveille. Nous sommes seuls au monde. Enfin, je veux le croire.

Nous marchons le long du vieux port de Bizerte. Personne ne le sait, mais nous marchons main dans la main.
Pourtant nos mains ne se touchent pas, elles n'en ont pas besoin.
Nous ne parlons pas mais, l'un à côte de l'autre, nous nous entendons, nous écoutons. Par respect du moment de grâce où le silence se glisse doucement dans les draps doux des bruissements qui s'éveillent.En guise de bonjour, une terrasse de café ouvre ses parasols. Devant nous, déjà le parfum du café frais et fumant, comme le fin filet parfumé d'un baton d'encens, s'élève de nos tasses et se perd dans les embruns du port  encore endormi.

Un viel homme nous salue. Nous ne le connaissons pas. Nous existons. Peu importe le nombre de saluts auxquels il faudra poliment et chaleureusement répondre : nous sommes toujours seuls au monde.
Le soleil étire ses pinceaux et repeint la façade des maisons de lumière vive et blanche. Paradoxalement, la surface de l'eau frissonne. Le moteur d'un bateau qui se met à ronfler la fait frémir et s'elève alors une onde de plaisir tel qu'elle soulève les chaloupes dans ses plis.

Le jour est là. Il nous enveloppe. Toi et moi, ensemble, dans un linseul de vie et de bien-être, comme une étrange bénédiction. Une promesse par ce petit matin qui ouvre à nous à chaque instant un chemin sur notre futur.

Nous aimons ces instants. Toi et moi. Nous avons maintes fois été les témoins de l'accouchement merveilleux d'un nouveau jour sur le port de Bizerte.

Ces instants qui nous font croire que nous sommes seuls au monde.

Par amour de la beauté du lieu. Par amour de l'instant à chaque fois unique. Par amour de la Vie qui nous offre ce cadeau.
Par amour de nous.
Aussi parce que qu'il me faut  tes yeux pour ressentir cet enchantement que je veux renouvelé maintes et maintes fois jusqu'à mourir comme se meurt le soleil chaque soir derrière la médina envoutante de Bizerte jusqu'au fond des mers.

Juste pour renaître là-bas le matin prochain.
Comme une promesse.

Avec toi.
A Bizerte, pour un jour qui s'éveille.

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